Témoignage d’une personne atteinte

M. Raymond Girard

Il y a quelques années, M. Raymond Girard a reçu, à l’âge de 65 ans, un diagnostic de stade précoce de la maladie d’Alzheimer. Son épouse, Mme Jacqueline Tremblay-Girard s’était rendue compte qu’il oubliait de plus en plus souvent certaines choses.

« Je lui en ai parlé et ça lui a fait prendre conscience de ses pertes de mémoire occasionnelles, raconte-t-elle. Nous avons donc décidé d’aller passer des tests au CHUL. Mes filles, elles, refusaient de croire qu’il s’agissait de l’Alzheimer. Lorsque nous avons reçu le diagnostic du médecin, nous avons subi un énorme choc. Même si nous appréhendions la maladie, nous aurions aimé qu’on nous dise que ce n’était pas la cause de ses oublis. »

M. Girard a tout de même été chanceux, si l’on peut dire, d’avoir été diagnostiqué au premier stade de la maladie. « En commençant les traitements dès le début, il a pu retarder l’apparition des symptômes, explique sa conjointe. Il a très bien réagi au médicament, car les tests qu’il a subis récemment ont démontré qu’il n’y avait eu aucune évolution depuis le diagnostic original. » 

« Mon médecin en gériatrie m’a suggéré d’aller à La Société Alzheimer de Québec... » 

- M. Raymond Girard

« Mon médecin en gériatrie m’a suggéré d’aller à La Société Alzheimer de Québec, raconte M. Girard. Mon épouse et moi y avons découvert une équipe des plus aidantes et chaleureuses pour les personnes atteintes ainsi qu’un grand soutien pour les groupes d’aidants. Le groupe de soutien pour les personnes atteintes se réunit sur une base hebdomadaire. On y fait des échanges, on y trouve soutien, information et entraide. L’animation des rencontres est faite par une professionnelle de La Société Alzheimer de Québec. »

Jeune retraité dans le domaine de l’administration, M. Girard n’a jamais eu l’intention de s’apitoyer sur son sort sans rien faire. « Après deux ans et demi, je prenais toujours le médicament qui me fut prescrit au début, mais je sais que la maladie ne guérira jamais, indique-t-il. Par contre, on peut la retarder. » Aussi, il n’a pas ménagé les efforts pour garder son corps et son esprit en santé. « Je fais beaucoup d’exercices pour activer les neurones : mots croisés, lecture à haute voix, jeux de mémorisation. L’activité physique est aussi de mise. De plus, mon épouse Jacqueline (comme aidante) et moi avons décidé de nous impliquer avec la Société Alzheimer en donnant des témoignages à diverses associations et à des étudiants universitaires en sciences de la santé. Je suis optimiste, car il y a beaucoup de recherche qui se fait présentement sur la maladie d’Alzheimer. »

 

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