Pour Emma

Ça a été le pire choc de ma vie. On ne s’est douté de rien, malgré quelques problèmes au quotidien, malgré une mémoire un peu déficiente après son « petit » AVC, malgré l’expérience d’avec ma grand-mère jadis… Le pire choc de ma vie.

Quand j’ai lu, au bas des notes du neurologue, ces mots qui ont explosés dans ma tête « maladie d’Alz ». Premier réflexe : courir à La Société Alzheimer de Québec et entendre ces mots sortir de ma bouche « je crois que ma mère a la maladie d’Alzheimer». Un accueil immédiat, une douceur et une écoute indescriptibles. Au milieu de mes larmes et de la confusion, des conseils qui m’ont apaisés, un peu. Puis ce premier atelier que je voulais fuir pour ne pas croire que, oui, c’était vrai. Avant de ne plus jamais vouloir en manquer un seul. Au fil des 10 ateliers, le miracle s’est produit : j’ai accepté, moi, que ma petite « Mutti » ait cette maladie.

« Un accueil immédiat, une douceur et une écoute indescriptibles. »

- Béatrice Eysermann

La Société Alzheimer a ainsi été le pivot de cette urgence de vivre et d’aimer au présent, et pour cela, je leur en suis éternellement reconnaissante. Merci à vous d’exister, et, pour eux, pour nous, je vous en supplie, continuez !

- Béatrice Eysermann

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